Allaitement – Les différents types

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Allaitement maternel

L’allaitement maternel suscitait bien des esprits durant les époques où la science voulait prendre le dessus de tout. On cherchait à tout mesurer au nom de la logique ou à cause d’un raisonnement scientifique. Il ne faut pas laisser le naturel tel quel. Il faut changer la nature. Alors beaucoup de questions se posent à propos d’un allaitement maternel. Parmi eux, certaines restent encore et donnent des peurs et des craintes sans fondement. Peut-on perdre son lait si on va à l’encontre de certaines règles? Le lait peut-il tourner à la suite d’une certaine contrariété ou lorsque donne à téter pendant que l’on est en sueur? Le lait issu d’une nouvelle grossesse est-elle empoisonné ? Le lait maternel peut-il être de mauvaise qualité jusqu’à devenir comme de l’eau ? Combien de mères suivent à la lettre ce que les auteurs racontent ? Mais La Leche League de Chicago s’oppose vigoureusement au minutage de la tétée, à l’interdiction des tétées nocturnes, au freinage de l’introduction d’un repas solide vers le milieu de la première année et s’attache à la satisfaction des demandes de l’enfant.

Combien d’heures après l’accouchement la mère peut-elle allaiter son enfant? La première mise au sein a toujours été  décalée de 18 à 24 heures selon divers prétextes. Jusqu’en 1970, on faisait jeûner le bébé, ou on lui donnait uniquement de l’eau sucrée au biberon, durant le premier jour de sa naissance. Il y eût plusieurs soutiens à cette idée, comme celui d’A.B Marfan. Le Dr Rehin affirme par exemple, que le bébé n’éprouve nullement le besoin de prendre un repas dans les douze à quinze heures qui suivent sa naissance.

Une mère doit-elle respecter un intervalle régulier entre les tétées ? C’est de pratique depuis des millénaires, mais la durée de l’intervalle reste la seule variable. Chaque mère y met son bon vouloir pour garder quatre, trois ou deux heures et demi entre les tétées. La durée importe peu par rapport au maintien d’un cycle de durée identique. Ceci permet de mettre l’enfant à un certain rythme de vie, à des heures de tétées fixes et pendant une durée fixe de 10 à 15 minutes.  Pour certains auteurs comme Mme Gay et Pernoud, la préparation de l’enfant à une vie équilibrée et à un avenir joyeux et pleine de santé, commence par des tétées bien réglées.

Quel poids de lait le bébé ingurgite-t-il à chaque tétée ? Pour en savoir plus, il est nécessaire d’avoir un pèse-bébé chez soi. Il suffirait alors de peser le bébé avant et après chaque tétée, puisqu’il doit avaler une quantité de lait suffisante par jour. Des auteurs soutiennent qu’il faut absolument combler le déficit, par un biberon bien dosé. Mais personne ne parle du surplus de lait ingurgité lors des tétées. D’autres affirment que la quantité de lait avalée reste variable d’une tétée à l’autre et d’un bébé à l’autre. Le nombre de pesées est également matière à discussion parmi des auteurs, et le principe même de la pesée est traité par eux de « tue-l’allaitement ».

Y-a-t-il un âge idéal pour le sevrage de l’enfant ? Depuis la fin du siècle dernier, la durée d’un allaitement diminue régulièrement, et la nourriture lactée suit également le mouvement. Le sevrage se passe de plus en plus tôt, et même les médecins laissent faire. Il n’y a pas d’âge pour supprimer la nourriture lactée chez un enfant. Des auteurs proposent un sevrage progressif, mais sans vraiment arriver à convaincre. De trois mois en 1956, on passe à huit jours vingt ans après, le temps pour arrêter le repas de bébé constitué de lait.

Il fut une époque, où l’on disait que le Dr Lawrence Gartner, Président de la Faculté de médecine de l’Université de Chicago, parlait de la longue tradition des médecins de l’Occident à se montrer plus experts que les mères dans l’allaitement et l’alimentation infantile. Il préconise actuellement tout le contraire de ce qu’ils ont dit à l’époque.

Ainsi, les années 70 étaient pleines de contradiction en matière d’allaitement. L’allaitement maternel est couvert d’une part par l’Unicef, grâce aux recommandations internationales, et d’autre part par l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, selon des directives européennes. Les actions conjointes de ces deux organismes pour soutenir l’allaitement maternel, ont abouti à l’énoncé en 1989, de dix recommandations favorisant la réussite de l’allaitement maternel. Elles permettent l’obtention du label « Hôpital Ami des Bébés ». Au Québec et en Belgique, l’allaitement est encouragé par la Sécurité sociale, grâce à l’attribution d’une allocation mensuelle supplémentaire, aux mères qui allaitent leur bébé.  L’allaitement a pu décoller en France à partir de 1996.

Savez-vous que le lait maternel présente beaucoup d’avantages ? Il correspond parfaitement aux besoins de votre bébé. En l’allaitant, vous lui donnerez un aliment complet et idéal jusqu’à l’âge de 3 à 4 mois. Les teneurs en glucides, lipides et protéines respectent les besoins du nourrisson. Tous ces éléments sont digestibles et peuvent être absorbés par l’organisme du nourrisson.

Savez-vous également qu’il comprend des anticorps que vous produisez, et défend ainsi l’enfant de toutes agressions du système immunitaire ? Ceux-ci le protègeront durant les premières semaines de sa vie et lui permettent de lutter naturellement contre les risques d’allergies. Sa muqueuse intestinale est ainsi aidée pour le préserver des allergènes.

Le lait maternel développe la capacité à déguster du bébé, grâce au changement fréquent du goût du lait selon les aliments que vous absorbez. Par ailleurs, il faut remarquer la différence de goût et de consistance du lait maternel, en début et en fin de tétée. La teneur en lipide croit vers la fin du repas.  


Allaitement artificiel


La pratique de l’allaitement artificiel apparaissait durant un temps comme le libérateur de la femme de son rôle de mère. Certains mouvements féministes considéraient un allaitement comme un acte qui enferme la femme auprès de son enfant. Le biberon était donc le bienvenu et reste encore sur le devant de la scène de l’allaitement. Avec le lait de fabrication industrielle, il est pris comme le concurrent direct du sein et du lait maternel. Il rivalise avec les nourrices qui faisaient de l’allaitement, leur métier. Mais certaines nourrices donnaient aussi de plus en plus le biberon.

Un allaitement artificiel doit alors répondre aux normes de commercialisation des produits de substitution. Il doit avoir les qualités hygiéniques nécessaires. Les biberons des années 1880 étaient mortels pour les nouveaux nés, malgré les évolutions technologiques qu’on y apportait. Les tétines contenaient toute une colonie de microbes du choléra infantile et de la diarrhée infectieuse. Dans le corps de biberon, même en verre, il y avait des végétations cryptogamiques.
 
Le contrôle de la qualité physico-chimique et biologique du lait, a permis de diminuer les effets néfastes du lait d’étable ou du lait artificiel. La pasteurisation a beaucoup aidé les dangers de contamination du biberon. La lutte contre la falsification du lait, a permis de garantir sa qualité. L’ajout d’eau par exemple, ou d’autres substances pour maintenir sa bonne couleur, étaient vivement contrôlées. Il y avait par exemple, l’usage du caramel, du safran, des oignons torréfiés, de l’eau de chaux, de l’extrait de chicorée ou de la gomme adragante. Par ailleurs la fermentation du lait était freinée par l’emploi du bicarbonate de soude, de l’acide borique ou formique, ou encore par de l’acide salicylique.

Au début du 20ème siècle, on vit sur le marché, beaucoup de marques de lait déposées par des médecins. Il y avait par exemple le fameux séro-lait du docteur Pierre Laurent en 1898. C’était l’unique lait stérilisé qui s’apparentait au lait de la femme. En 1912, il y avait aussi le lait « scientifique » du docteur Percheron.

Les recherches d’amélioration du lait, ont abouti à la mise en vente des gouttes de lait stérilisées, dont la qualité a été vérifiée, rendue plus humaine, et distribuées dans des flacons dont le nombre est identique au nombre de repas du bébé. Actuellement, la qualité du lait industriel tend à se rapprocher de celle du lait maternel. Des différents procédés sont alors présents, et l’on peut citer celui de Winter et Vigier, celui de Gaertneer et de Backauss avec le lait acidifié, celui de Marriot  avec le lait desséché ou concentré.

De l’allaitement artificiel est né également, l’aspect scientifique des repas du bébé. Ceci découle d’une puériculture qui se voulait « scientifique ». Toute action sur le bébé a été dictée par des règles que les mères devaient suivre scrupuleusement, pour devenir des bons modèles. L’alimentation au biberon était donc régie par des règles de quantité, de dosage, et des horaires de repas journalier en fonction de l’âge et du poids du bébé.

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